Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
16 juillet 2015 4 16 /07 /juillet /2015 14:07

Je sais pas vous mais moi, quand j’ai des périodes de doute dans la vie, je trouve souvent du réconfort en écoutant Abba. J’ai pris malgré moi cette habitude depuis l’adolescence. Abba, ça marche pour tout. Ta mère te saoûle : Slippin through my fingers. Chagrin d’amour: The winner takes it all. La grosse dalle pendant un célibat (prolongé): Gimme a man after midnight. Des problèmes de thune : Money money money. Et là, récemment, je me suis rendue compte que Fernando marchait plutôt bien en lien avec la fermeture imminente de la boutique et de mon entreprise.

Bon, c’est vrai que Fernando ne parle absolument pas de cesser une activité et par le fait, de renoncer quelque peu à son rêve de ces dernières années. Apparemment, cette chanson parle de deux vétérans qui se rappellent avec nostalgie leur participation à la guerre entre le Texas et le Mexique (source : Wikipedia). Du coup j’occulte un peu les références au combat et aux sons des canons pour me concentrer sur la partie nostalgie. La nostalgie, c’est mon grand point faible, ça l’a toujours été. Je suis nostalgique de tout, de chaque seconde, de chaque micro-instant du passé, de chaque souvenir. Tout est propice à la rêverie, à la contemplation, parfois au regret. J’aurais fait un parfait poète romantique au 19eme siècle, mais que voulez-vous, je suis née trop tard. Alors à la place, je blogue et je raconte ma vie.

I remember long ago another starry night like this. We were young and full of life. There was something in the air tonight, the stars were bright, they were shining for you and me. Ces passages font évidemment référence au début de mon projet, à l’ouverture de la boutique et du site, aux petits matins pleins de promesses à attendre derrière le comptoir dans ma boutique vide. Il ne faut pas non plus travestir le passé et Dieu sait que la première année a été l’une des plus difficiles de ma courte vie. Mais la deuxième fut une jolie montée en puissance, je me suis dit que les choses prenaient tournure, que ça allait marcher, j’étais pleine d’espoir et de confiance en l’avenir. Ensuite, il y a eu tout un tas de choses, un ralentissement général, deux mauvaises saisons d’affilée, des doutes qui grandissent et dans dix jours, on met le point final.

J’aimerais ne pas parler autant de tout ceci sur mon blog, j’aimerais vous faire des posts à base de baise, de considérations diverses et variées sur la vie, les restos japonais, le Picon Bière. Mais ce dont j’ai envie de parler pour le moment, c’est de ça, parce que ça m’occupe l’esprit chaque minute de la journée. Et bien sûr, il y a cette phrase du refrain : Though we never thought that we could lose, there is no regret. If I had to do the same again, I would, my friend. Sauf que je ne sais pas toujours si elle est vraie. Ca n’a aucun sens de se poser la question maintenant, de toutes façons. Mais c’est le propre du regret, il n’est pas toujours logique. Peut-être aurais-je dû continuer. Peut-être aurais-je dû ne jamais commencer. Je me revois en train de préparer mon projet tout en bossant encore chez dans mon ancienne entreprise, et je me demande ce que j’aurais fait si j’avais su la manière dont ça allait se dérouler et se finir. Et puis je pense à tout le reste, tout l’à-côté, les rencontres que j’ai faites, les opportunités que j’ai eues, et je me dis que ça aurait été bête de rater tout ça. Bref, comme d’habitude avec moi, c’est doux amer, en demi-teinte, tortueux et compliqué. C’est la fin d’une étape.

D’ici fin juillet, pas grand-chose à signaler à part ça. J’ai pas mal de choses à faire, de contrats à fermer, de comptes à solder. Je suis là sans vraiment l’être, je me sens un peu spectateur de ma propre vie parfois, je me laisse aller. Du coup je lutte pour revenir au moment présent, pour vivre les choses à fond, réellement, pour revenir à la réalité. C’est une manière de me protéger je pense. Je suis super à jour sur mes sorties ciné, ça me fait du bien et me vide la tête. Magic Mike m’a fait hurler de rire et l’amie avec qui on y allait pour son anniversaire s’en est mise plein les yeux. Dimanche dernier on a fait une rando avec ex-Coloc, c’était une aventure. On est allées se perdre sur le GR1 à Rambouillet. Au début ça allait à peu près, on tenait la route. Et puis à un moment on a perdu le chemin, marche au jugé grâce au GPS approximatif du smartphone. Un pied devant l’autre. Quelques ampoules à l’arrivée mais le plaisir de s’enfoncer parmi les arbres et les fougères, dans la fraîcheur des sous-bois.

Aujourd’hui il fait 36 degrés à Paris. Je ne vais pas tarder à aller rejoindre mon apprentie à la boutique/sauna. En attendant je suis dans mon appart que je vais d’ailleurs bientôt devoir quitter, le proprio souhaitant vendre, eh oui, un bonheur n’arrive jamais seul. Alors j’en profite doublement, je regarde les mouettes dans le ciel, je me prélasse sur mon canapé en regardant à nouveau Casse-tête Chinois. Je me rappelle avoir un peu démoli ce film sur mon blog quand je l’ai vu au cinéma. Je reprochais à ses personnages de ne pas avoir grandi, à l’aube de leur quarantaine. Leur vie en bordel m’énervait, je me disais qu’il fallait vraiment le faire exprès, pour ne pas avoir les choses un peu plus sous contrôle avec dix années de plus que moi. Je suis sans doute plus mesurée maintenant. Parfois, certaines choses échappent à notre contrôle, même dans les vies les plus bien rangées. Ca me terrifie toujours autant, mais j’ai appris à l’accepter.

Partager cet article

Published by Nombre Premier - dans Ma life
commenter cet article
10 juillet 2015 5 10 /07 /juillet /2015 13:08

Les garçons qui sentent bon. Tu les croises par hasard à l’arrêt de bus, en marchant dans la rue, ils te dépassent, une bouffée volée de leur odeur. Un mélange de parfum, de cheveux, de barbe, de peau. Tu te retournes, à ce moment-là tu ne peux pas t’empêcher de les suivre du regard, pour le plaisir des yeux, pour le petit instant saisi au vol. Ton corps a réagi avant ta tête, il y a leur odeur, elle t’enivre.

Les petits mecs propres sur eux, bien habillés, bien coiffés, qui sentent bon le frais, une odeur d’herbe verte, de citron, de vetiver. Ceux qui sentent comme un doudou, un parfum tendre, léger, avec un arrière-goût sucré, à peine sorti de l’enfance. Ceux qui se sont parfumés en homme, un truc de dur, notes de cuir, de musc, de muscle, le truc qui te prend à la gorge mais surtout à l’entre-jambe. Ceux qui mettent les parfums de supermarché qui leur sont vendus à grands coups d’hypermasculinité hétéro, mets du Axe et tu auras les meufs, vas-y, plus t’en mets plus t’en as, résultat le garçon sent comme une cocotte qui veut masquer le fait qu’elle ne s’est pas bien lavée.

Une fois dans le bus, je me suis retrouvée assise à côté d’un jeune garçon d’à peine dix-huit ans, coupe ultra courte, veste de survêtement de sport, écouteurs sur les oreilles. Au bout de deux secondes, je n’en pouvais plus de son parfum, j’étais suffoquée. Il ne sentait pas mauvais au premier reniflement, mais ensuite les notes chimiques et agressives prenaient le pas et j’avais la gorge qui piquait. J’ai fini par me pencher vers le garçon et par lui demander : Excusez-moi, mais c’est quoi votre parfum ?

Il a enlevé ses écouteurs, m’a fait reposer la question et m’a répondu, tout fier de s’être pomponné. J’ai imaginé qu’il allait retrouver son ou sa bien-aimé, que c’était un rendez-vous important pour lui, qu’il voulait sentir bon. J’ai tenu le choc pendant le reste du trajet.

L’odeur des garçons c’est comme les jupes courtes des filles, c’est mon petit plaisir d’été. Avec à peine une veste ou une chemise sur leur T-shirt, rien ne retient les effluves de la peau, le mélange de sueur, de parfum, de déodorant, de linge propre. A chaque fois qu’une bouffée me parvient, dans les transports en commun, au supermarché, je suis troublée, je rougis, je cherche le regard, puis je le fuis. J’ai l’impression d’un contact intime mais léger, une main qui attrape doucement mon poignet, un doigt qui caresse ma joue. C’est comme une promesse, un sourire en coin, un clin d’œil. Ça fait partie des petits plaisirs de mes journées ensoleillées.

Partager cet article

Published by Nombre Premier - dans Considérations diverses
commenter cet article
2 juillet 2015 4 02 /07 /juillet /2015 16:30

Je joue à la méchante fille aujourd’hui et je fais l’école buissonnière dans ma tête. Je suis à la boutique, avec la canicule mais sans clim, bien hydratée grâce à de l’eau à la pastèque achetée au Super U qui doit coûter plus cher au litre que du whisky écossais. Je devrais être en train de préparer les commandes du site Internet, ou de saisir mes dernières factures, mais je suis trop rebelle alors je blogue.

En ce moment, avec la chaleur, je vis une drôle d’existence, à mi-chemin entre le reptile et le l’être humain. Je rentre dans l’appart à 23 heures, il fait toujours 31 degrés, pas un souffle d’air malgré les fenêtres ouvertes. Je prends une douche froide, je me couche sur mes draps encore mouillée, ça me rafraîchit. Je mate Avatar en streaming en mangeant des Viennois au chocolat, à poil sur mon canapé, toutes fenêtres ouvertes sur les lumières de Paris. Je bois du Coca Zéro et de l’Ice Tea Pêche à n’en plus finir. A un moment je ressens l’envie de jouir mais la perspective de me masturber par cette chaleur me décourage. Au final je finis par le faire sous la douche. Je lis mon bouquin du moment avec l’option lampe de poche de mon téléphone pour éviter d’attirer trop de moustiques. C’est l’été.

Et qui dit été dit vacances, du moins pour certains chanceux ! Pour ma part je vais faire un tour en Angleterre au mois d’août ainsi que chez mes chers parents (où je retrouverai sans aucun doute mes chers neveu et nièce, youpi, vive Yakari en boucle et les réveils à sept heures du matin). En prévision de vos longs week-ends et de vos séances de glande à la plage, j’avais aujourd’hui envie de vous parler de trucs qui m’inspirent, me plaisent, me passionnent en ce moment. Mes trouvailles de l’été, quoi.

Le bouquin de l’été

Vernon Subutex, tome 1 et 2, Virginie Despentes

La claque littéraire de l’année pour ma part. J’ai mes préférences parmi ses précédents écrits (King Kong Theorie, Baise moi), mais je ne les aurais pas forcément recommandé à tous mes amis comme ça d’emblée. Alors que Vernon, carrément. C’est juste un excellent roman (en trois tomes au total, j’attends le dernier). Ca plaira aux mecs comme aux filles. C’est bien écrit, bien vu, intelligent, cru, douloureux, drôle, plein d’adrénaline. Bravo Virginie.

Pour frissonner sur la plage

Esprit d’hiver, Laura Kasischke – plein de références à la Sibérie, ça te rafraîchira, et en plus ça fait un peu flipper.

Pour ceux qui ont aimé The Island sur M6

Latitude Zéro, de Mike Horn – le bouquin du présentateur ! Il a fait le tour du monde en suivant la ligne imaginaire de l’Equateur. Impressionnant.

Le livre recommandé par mes parents

Rouge Brésil, de Jean Claude Rufin – mes parents adorent ce mec. J’en avais quant à moi une très mauvaise opinion car il a écrit un roman à propos du chemin de Saint-Jacques de Compostelle (que mon père a fait à pied), et du coup j’en avais une image assez chiante. En fait, Rouge Brésil, c’est pas mal, c’est un roman sur l’arrivée des Français au Brésil au 16eme siècle pour y établir une nouvelle France, la « France Antarctique ». Pour une fois que je trouve un roman historique passionnant, je le partage avec vous !

Deux auteurs que j’ai découverts récemment et qui sont géniales

Labor Day, de Joyce Maynard

Les débutantes, de Courtney Sullivan

Tout est dit – vous pouvez y aller les yeux fermés, j’ai adoré ces deux romans pourtant très différents, et tout ce que j’ai pu lire de ces deux écrivains.

Un auteur que j’ai découvert il y a longtemps mais que je continue de (re)lire

Robert Merle

Avec Robert, on ne peut pas se tromper. Enfin, un peu quand même. Malevil : un grand oui, une saga épique post-apocalyptique qui a été publié en 1972. Le genre de roman bien épais et haletant qui va vous tenir pendant toutes vos vacances en Sardaigne.

L’île : oui aussi, pour ceux qui ont une âme de Robinson des mers du Sud.

La mort est mon métier : inspiré de la vraie vie du nazi Rudolf Höss, qui fut placé à la tête du camp d’extermination d’Auschwitz-Birkenau, avec comme consigne d’optimiser le nombre de Juifs tués quotidiennement. Pas un sujet super marrant pour les vacances mais c’est assez glaçant.

Un animal doué de raison : c’est vrai qu’il y a un dauphin sur la couverture mais ça n’en fait pas pour autant un bon livre !

Deux bonnes « chansons de l’été » (attention, elles vont vous rester dans la tête)

Sugar, de Maroon Five

Want to want me, de Jason Derulo

Voilà ce que je me retrouve à beugler inopinément en prenant ma douche (froide) ou en faisant ma compta.

Les séries que j’ai prévu de regarder cet été

Orange is the new black, saison 3 – je ne la présente plus.

Wentworth – apparemment ça se passe dans une prison australienne et ça a l’air plutôt cool.

Sense8 – je ne sais pas grand-chose au sujet de cette série, à part qu’elle a été écrite par les Wachowski. Je crains un peu le grand n’importe quoi spirituel (cf Jupiter Ascending) mais je compte bien tenter.

Broad City – c’est pas nouveau mais je n’avais jamais regardé avant. Deux meufs dans la ville, un mix entre Flight of the Conchords et… Je ne sais pas tiens, c’est assez indéfinissable. Ça se laisse bien voir en tous cas.

Daredevil – je me suis arrêtée à l’épisode 3, je ne sais pas pourquoi.

Les films que je vais courir mater cet été

Pitch Perfect 2 – bitches, please. Ca va être hilarant!

Magic Mike Xxl – et la bite de Channing, elle est XXL aussi? Eh voilà, il fallait la faire cette blague.

Spy – j’y vais ce soir, c’est tout ou rien, ça peut être drôle comme super nul, mais que voulez-vous, j’aime prendre des risques dans la vie.

Le documentaire sur Amy Winehouse – je le sens bien, j’ai un bon feeling. Je pense aller le voir.

Ant Man – non, je rigole.

Toutes suggestions sont bienvenues !

Partager cet article

Published by Nombre Premier - dans Films TV Books & Music
commenter cet article
18 juin 2015 4 18 /06 /juin /2015 16:08

Salut les amis. Il ne fait pas beau aujourd’hui. J’aime bien commencer mes posts par un petit point météo, qui au final influe souvent sur mon moral. Peut-être que je devrais déménager en Espagne. Peut-être que je devrais commencer la luminothérapie.

Lundi dernier, j’ai annoncé que je fermais boutique sur les réseaux sociaux. C’est officiel ! J’ai été très touchée des réactions de mes amis Facebook et de certaines de mes clientes, ça faisait chaud au cœur. Ça m’a enlevé un poids, au moins c’est officiel. J’ai prévenu ma mentor aussi, une dame qui me suit depuis que j’ai intégré en mars dernier un accélérateur d’entreprise. Elle était bien sympathique, mais elle ne voulait jamais discuter des mêmes sujets que moi durant nos entretiens mensuels. Moi je voulais avoir des conseils business de sa part vu qu’elle avait démarré en ouvrant des boutiques de fringues dans des centres commerciaux. Elle voulait parler de ma relation avec mes parents et de la manière dont je vivais mon statut social d’entrepreneur. Des sujets loin d’être inintéressants, mais plus proches du psy que du mentorat. Malheureusement elle avait une formation en coaching, ce qui explique peut-être cela.

Du coup, au bout de deux ou trois entretiens, j’ai essayé d’espacer ces derniers en prétextant beaucoup de travail ou des soucis d’emploi du temps. Bon, là j’ai quand même dû l’appeler pour lui annoncer que je fermais ma société. Sa réaction a été : Tu vois, j’ai senti qu’il se passait quelque chose, tu ne m’appelais plus… Du coup, comme d’habitude, j’ai accompagné de loin, j’ai suivi ton rythme : je t’ai laissé revenir vers moi et prendre ta décision. C’est aussi ça, le bon mentorat. C’est cela oui. Est-il utile de préciser qu’elle n’a eu absolument aucune importance dans mon processus de décision ? Puis elle a conclu par : De toutes façons, il y a des gens faits pour être entrepreneur et d’autres non. Et toi, j’ai tout de suite senti que tu n’étais pas faite pour ça. L’importance que tu accordes au fait de te rémunérer, par exemple. Regarde Machine, une autre de mes mentorées : ça fait cinq ans qu’elle ne se paie pas mais à chaque fois que je la vois, elle est dynamique et pleine d’idées. Toi, ça te pesait trop. On peut dire ça comme ça. En même temps, j’ai déjà suffisamment sollicité mes parents pour vivre, donc à moins d’épouser Crésus ou de gagner au loto, il faut quand même que je trouve rapidement un moyen de gagner ma vie. Et aussi, faut-il vraiment citer en exemple quelqu’un dont la société crée il y a 5 ans n’arrive toujours pas à faire vivre une personne ?

C’est une question que je me suis souvent posée en fréquentant (un peu) les milieux d’entrepreneurs. On ne parle jamais de la rémunération (sauf entre potes). Ce n’est pas étonnant, en même temps. Amazon ne gagne pas d’argent. Spotify ne gagne pas d’argent. Facebook gagne tout juste de l’argent. Finalement, faire des bénéfices, ça ne veut plus rien dire aujourd’hui, notamment dans le web. Mais comment font les rouages de la machine alors ? Dans mon fameux accélérateur de croissance, sur les vingt boîtes appartenant à la première promotion, aucune ne rémunérait aucun de ses employés. Au début, bien sûr, ça paraît normal. Mais à quel moment ça devient la preuve d’un dysfonctionnement, ou d’un souci dans le business model ? C’est pour ça que l’entrepreneuriat, c’est vraiment une histoire de personnalité. Aujourd’hui, je ferme ma boîte là où d’autres auraient trouvé sa croissance super encourageante et où d’autres se seraient sans doute accrochés. Il n’y a pas de bonne ou de mauvaise décision, il n’y a que la bonne décision pour moi aujourd’hui. En tous cas, elle est prise : espérons que ce soit la bonne.

Parlons-en, de ma fabuleuse recherche d’emploi. J’ai fini par dire non au magasin de bricolage. Cette offre signifiait repartir en magasin, sur le terrain, dans la vente, boulot le samedi, ça ne s’arrête jamais. Pas la force. Par contre, je regrette de n’avoir pas fait ce boulot en sortant d’école, ça m’aurait stimulé bien plus que la consolidation. Du coup, je poursuis mes candidatures diverses et variées, principalement en contrôle de gestion. Ça ne donne absolument rien pour l’instant. Je crains que parfois, l’expérience entrepreneuriale ne se revende pas aussi bien que prévu. Ou alors c’est juste normal de galérer pour trouver du taf (je pencherai pour cette solution). Ma mère commence un peu à paniquer, d’ailleurs. Faut la comprendre, j’ai 28 ans, bientôt chômeuse, après avoir démissionné et monté sa boîte et galéré. Ma mère a décidé qu’il me fallait aujourd’hui atteindre le Saint-Graal : la sécurité de l’emploi. Qu’est ce que cela signifie ?

- Elle me parle de tous les enfants de ses amis, Untel qui travaille à la Banque Postale, Untelle qui travaille dans une société d’assurances… Que de secteurs qui ne connaissent pas la crise et que des postes pas trop fatigants (de son propre aveu). Après je lui demande s’ils s’embêtent beaucoup et s’ils sont bien payés, mais elle ne sait pas me répondre.

- Elle cherche des offres en ligne qu’elle m’envoie ensuite par mail, avec des commentaires du style Parfait pour toi ou Tu serais super sur ce poste ! Et ensuite je clique et je m’aperçois qu’ils demandent quelqu’un qui a 15 ans d’expérience, ou qu’à l’inverse c’est une offre pour jeune diplômé. Ou bien ils demandent un passage de cinq ans en agence de com/régie pub/cabinet d’audit, des compétences sur des logiciels tous plus obscurs les uns que les autres, ou la maîtrise du chinois ET du néerlandais. Et je comprends que ma mère n’a pas dû tout lire dans l’annonce.

- Autre possibilité, elle m’envoie des offres avec des commentaires comme Toi qui adore la télé ! Ou Je sais que ça te plairait de travailler dans le luxe. Soit c’est totalement faux (par exemple pour le luxe), soit c’est vrai (oui, j’adore la télé, d’ailleurs vous avez regardé Les Rois du Shopping ?), mais ce n’est pas pour ça que je suis faite pour y travailler.

- Enfin, sa dernière marotte (attention, ça devient tordu) : capitaliser sur les points les plus obscurs de mon CV pour me démarquer auprès d’entreprises spécifiques. Exemple : j’ai effectué mon échange universitaire au Danemark et donc ma mère me conseille de postuler auprès de boîtes danoises implantées en France qui pourraient être sensibles à cet hommage culturel. Seul problème : à part des plateformes éoliennes en pleine mer, aucune autre entreprise danoise ne me vient spontanément à l’esprit. J’aurais vraiment dû faire un autre échange, par exemple en Angleterre tiens. Autre idée de ma mère : je parle suédois. Enfin, je baragouine suédois (j’ai pris un an de cours, mais ça remonte un peu et je manque de pratique). Donc, logiquement, suggestion de ma mère : postuler chez H&M. Parce qu’ils vont être émus de ma connaissance de leur langue d’origine. Comme je l’ai expliqué à ma mère, je parierai ma chemise qu’aucun chargé de recrutement d’H&M France n’a jamais foutu les pieds en Suède, et surtout qu’aucun employé d’H&M France n’utilise le suédois au quotidien dans son travail (ni même de manière exceptionnelle, à vrai dire). Mais bon, j’essaie de ne pas trop contrarier ma mère : après tout, c’est aussi l’une de mes actionnaires.

Sinon, j’ai répondu hier à quelques questions d’une amie journaliste à propos du bondage, c’était super rigolo. Si vous lisez l’Express Styles, guettez cet article bientôt (malheureusement j’y témoigne anonymement).

Et j’ai vu Jurassic World : c’était trop bien de voir gambader les dinosaures.

Voilà. Talk to you soon. Et dans une semaine ce sont les soldes!

Partager cet article

Published by Nombre Premier - dans Ma life
commenter cet article
13 juin 2015 6 13 /06 /juin /2015 17:15

En fait Paris c’est trop bien à contre-courant. Quand il n’y a personne. Quand c’est presque vide. Je me lève à dix heures en semaine comme une chômeuse ou une touriste et j’ai l’impression de redécouvrir Paris. Il n’y a presque personne rue Mouffetard. J’achète un pain au chocolat pour le manger en marchant. Je fais mes courses dans un Francprix absolument vide, au milieu des employés qui mettent les produits en rayon. Il n’y a personne au pressing. Personne au McDo. Pas trop de monde dans le bus. Le soleil chauffe mon dos et je me sens légère et euphorique. Ca sent les vacances.

Ca ce sont les jours où mon apprentie garde la boutique. C’est dingue comme elle a progressé, comme elle est devenue autonome et bonne vendeuse. Je pense qu’elle est même meilleure vendeuse que moi, tiens. Plus d’énergie, plus d’innoncence. Du coup je m’autorise à arriver de temps en temps en début d’après-midi, le sourire aux lèvres, détendue. Il fait chaud dans la boutique. Je bois de l’Ice Tea à n’en plus finir. Je rêve un peu éveillée. Recherches d’emploi au point mort pour le moment.

Comme tous les ans à cette période, j’ai des envies de plage, de glande et de soleil. Dans mon appartement le dimanche, je traîne à poil sur mon lit, toutes fenêtres ouvertes. Un léger courant d’air me caresse les jambes et me donne envie de faire l’amour. Je mange de la glace devant Koh Lanta. Je cherche à me mettre au vert. Je lis le tome 2 de Vernon Subutex, de Virginie Despentes, et j’admire toujours autant son style, ses mots. Je suis abasourdie parfois par le bonheur, le calme, la volupté. J’ai toujours été un peu lézard, le bien-être primaire me fait oublier tous mes soucis. Je me laisse aller au repos, l’estomac plein, confortablement installée sur mon canapé ou mon balcon, dans ma bulle. Je déconnecte un peu. C’est aussi un moyen de ne pas affronter l’avenir, de se cacher la tête au creux du bras. Qu’est ce que je vais faire en Septembre ? Aucune idée. On verra bien.

Pardonnez mon rythme indolent de Juin, j’avoue que je me laisse un peu porter. Ça fait du bien.

Aujourd’hui mon apprentie a un rendez-vous Tinder à Saint-Michel avec un dénommé Charles. Elle me dit De toutes façons moi je crois plus en l’amour, tu souffres toujours à la fin. Bah oui mais ça fait partie du jeu. Si tu as peur de prendre des coups il vaut mieux aller jouer à la crapette. Comment tu peux être sûre qu’il ne va pas te tromper ? Tu ne peux pas, c’est bien là tout le sel de l’affaire. Il n’y a pas grand-chose à faire à part voir venir et poser tes propres limites, et dès qu’il les dépasse et te rend malheureuse, bam, tu pars ou en tous cas tu agis. Moi je cherche un mec un peu cinglé comme moi, un mec fou qui me surprenne. A mon avis, quand tu es toi-même un peu fou, il y a un côté reposant à être avec quelqu’un d’un peu posé, qui te suit dans tes délires et te fait un filet de sécurité. Mais chacun son truc, c’est incroyable comme certains couples paraissent parfois mal assortis et sont incroyablement heureux. C’est pas terrible comme début d’histoire, le rendez-vous Tinder et tout. Heureusement qu’il ne faut pas toujours que ça commence comme un Disney pour que ça se termine bien. Autour de moi à l’heure actuelle il y a des couples qui se sont rencontrés sur Tinder, sur Adopte, au lycée, en boîte, en étant déjà en couple, au Salon du Chocolat, en soirée open bar, pendant un cours de plongée, dans la rue. Tous sont potentiellement très heureux.

J’ai demandé à mon apprentie Mais si tu as tellement peur de démarrer quelque chose, pourquoi tu ne prends pas un peu de temps pour toi ? Pour profiter de vivre seule dans ton nouvel appart ? Elle me répond J’arrive pas à rester seule.

C’est une vraie bénédiction que d’apprécier de passer du temps seule. Je suis tellement heureuse d’avoir ce trait de personnalité, cette capacité, je ne suis pas trop sûre. J’adore la solitude, le fait de déambuler seule dans l’appart (déambuler est un grand mot vu la taille du logement). J’aime bien être seule avec mes pensées, j’ai l’impression que ça m’aide à les mettre à plat, à respirer. Je chéris mes moments de solitude, je les anticipe, je les planifie avec autant d’empressement que mes soirées entre potes. Peut-être que je suis bizarre, ou peut-être que je suis juste introvertie. Mais ça me fait du bien d’être seule de temps en temps. Je sais que je peux toujours compter sur moi-même.

Partager cet article

Published by Nombre Premier - dans Considérations diverses
commenter cet article
3 juin 2015 3 03 /06 /juin /2015 16:01

Salut les jeunes ! Il est le milieu d’après-midi à la boutique, un peu l’heure creuse de la journée. Il y a eu quelques personnes ce matin, tranquille. Hier un mec n’a pas cessé d’appeler sur le fixe pour dire des trucs comme Ça va ma chérie ? Heureusement, aujourd’hui, il s’est apparemment lassé.

Il est où le soleil ? Il est où le printemps. Ils sont où les apéros sur les berges de Seine. Vivement qu’il fasse un peu beau à Paris. Aujourd’hui j’ai même enfilé ma doudoune parce que je suis malade. Je pense que c’est un coup de ma nièce qui était complètement infectée dimanche, mais qui reste tout à fait adorable quand même. Donc je n’ai pas pu m’empêcher de la tripoter en permanence. Ensuite, j’ai lu La Petite Sirène (version Disney, pas la version où la princesse se transforme en écume à la fin) à mon neveu, dans son petit lit au couvre-lit Buzz l’éclair. Au moment de refermer le livre et de le laisser à sa sieste, il m’a demandé de rester un petit peu avec lui. Nous voilà couchés sur le flanc, face à face, lui me mettant ses petites menottes collantes sur le visage (il avait mangé du melon en dessert). Je le pensais endormi (et j’allais moi aussi m’endormir d’ailleurs) quand tout à coup, il se redresse et il m’annonce très sérieusement : Tu sais, je t’aime vraiment beaucoup. Toute émue, je lui dis que moi aussi. Et là, il poursuit : Je t’aime vraiment beaucoup, et d’ailleurs je vais t’inviter à mon anniversaire.

C’est noté, rendez-vous en Septembre pour les 4 ans du neveu !

En ce moment, je suis en pleine phase de postulation pour des boulots tout à fait divers et variés. Hier, j’ai eu un entretien avec une RH qui, même si elle a encore jugé mon CV atypique, m’a quand même dit qu’il était intéressant. Du coup, elle m’a fait passer un test de personnalité en ligne. 90 questions à base de Dans un groupe, je me positionne naturellement en leader ou je préfère écouter les autres ? Pour mener à bien un projet, je préfère demander l’avis des autres ou je vérifie minutieusement chaque détail ? J’ai un peu répondu au pifomètre et j’avais peur d’obtenir un profil genre Vous êtes une psychopathe mégalomane qui hait tout le monde. Votre métier idéal : ermite ou terroriste amateur. En fait j’ai obtenu le profil de Coordinatrice, et ça me va très bien car ça reste normal. Advienne ce que pourra.

Lundi prochain, je vais passer une demi-journée dans un magasin de bricolage et décoration pour découvrir le fabuleux métier de chef de secteur/chef de rayon. La folie ! Le mec m’a dit d’être là à huit heures, sachant qu’il y a une heure de RER. Hmm. Mais ce n’est pas ça le principal problème de ce boulot : c’est qu’il implique d’être au contact du client. Le client. Mon nouveau concept : fermer les portes du magasin de l’intérieur pour que personne ne puisse rentrer. Pour que personne ne puisse foutre la merde dans les rayonnages, arracher les étiquettes ou casser les cintres par mégarde, venir poser des questions méga reloues auxquelles je n’ai pas de réponse ou ne rien acheter après deux heures d’essayage. Si on part du principe que tout le monde a une vocation, la mienne n’implique clairement pas le contact client. Mais tu es si sympa et patiente avec eux, me dit l’Anglais quand je me laisse aller à raconter mes pires anecdotes clients. C’est un rôle que je joue, et j’avoue que c’est fatiguant de ne pas pouvoir laisser s’exprimer son grincheux intérieur.

Bon je précise, il y a quand même plein de clients que j’aime beaucoup hein. Que personne ne se sente visé.

Samedi dernier, j’ai donc lâchement abandonné mon apprentie à la boutique pour aller déjeuner au soleil en terrasse avec des amis (à une rue de la boutique, au cas où il y ait un souci). C’était super cool ce déjeuner, pour une fois qu’il y avait du soleil et qu’on se réunissait ! On a évoqué une théorie bien connue qu’au final je n’ai jamais pris le temps d’expliquer sur ce blog, et je m’en suis voulu. La voici donc pour votre plus grand plaisir : la théorie du chasser/cueilleur/pêcheur.

Cette théorie concerne bien évidemment la drague et les relations sentimentales/sexuelles. C’est un peu comme le test de personnalité des RH mais en plus simple. En gros, comment fais-tu pour trouver un partenaire de jeu ?

Le chasseur/la chasseuse

Je repère ma proie (sur Internet, en soirée, dans la rue) et je la traque sans relâche jusqu’au coup de grâce. Je mets en place des stratagèmes divers pour l’approcher. Le plus important, c’est : je choisis spécifiquement l’obscur objet de mon désir et je fais tout pour le conquérir.

Le cueilleur / la cueilleuse

Batifolant de ci de là, je me promène dans la forêt en quête de quelque chose à me mettre sous la dent. Il y a des fruits mûrs à point sur l’arbre mais ça a l’air dangereux de grimper en haut des branches, d’ailleurs je ne suis pas sûr d’y arriver, et puis je suis un peu fatigué. Alors je vais plutôt ramasser le fruit pourri ou à moitié dévoré par les vers qui traîne déjà par terre. Pour résumer : je me contente de ce que j’ai déjà ou de ce que je trouve, et je m’y accroche, même si ça ne me rend pas vraiment heureux ou si ce n’est pas ce que je voulais.

Le pêcheur / la pêcheuse

Dans l’idée de me remplir l’estomac, je place plusieurs filets, je lance plusieurs lignes, et j’attends de voir ce qui mord à l’hameçon. Il sera toujours temps ensuite de le rejeter à la mer ou de choisir entre mes différentes prises pour garder la meilleure et celle qui fera le plus saliver. Bref, je dragouille un peu par ci par là, je vois ce que ça donne, et j’avise.

C’est assez rigolo d’essayer de se positionner. Je vous l’accorde, ce n’est pas d’un haut niveau intellectuel mais ça anime bien un déjeuner. Forcément, personne n’aime admettre qu’il est un cueilleur, et pourtant ça arrive souvent. Dans un couple formé de deux chasseurs, qui a chassé qui en premier ? Attention à ne garder que les roues et à éliminer les briques de votre vivier surtout.

Bon, il est temps de me remettre à ma compta, la mort dans l’âme. Des trucs en vrac : la nouvelle série Daredevil elle est bien bien bien. Mad Max c’était cool finalement, par contre San Andreas c’était affreusement nul, heureusement que j’étais en bonne compagnie. L’Amour est dans le pré reprend lundi 8, tous à vos postes. The Island, le nouveau programme survivor de M6, c’est grave pourri. Les mecs sont censés être en mode Robinson mais ils ont quand même de la ficelle solide et un couteau de cuisine qui leur permettent d’attraper un pauvre caïman qui passait par là, ou plutôt qui a été mis là par la prod pour essayer de faire de l’audience. Raté. Le nouveau magazine Society est pas génial, je préfère encore Snatch ou Neon. Kim Kardashian est enceinte, re. Une de mes meilleures amies aussi. Et je ne compte plus les mariages qui arrivent. Perso, je me suis inscrite sur 3nder. Par contre, je quitte iOS pour Android dans trois jours, alors il faut que je me dépêche si je veux tester. On se tient au jus !

Partager cet article

Published by Nombre Premier - dans Love etc
commenter cet article
19 mai 2015 2 19 /05 /mai /2015 13:50

Hello tout un chacun ! La délicieuse Titiou de Girls and Geeks vient de poster un article qui fait au chaud au cœur, et qui du coup m’a immédiatement donné envie de renouer avec mon petit blog qui sommeille doucement. En gros, elle dit qu’il vaut mieux faire ce dont on a envie quand on en a envie, au lieu de repousser à plus tard, à plus loin, à quand on aura plus de sous, à quand on n’aura plus d’emprunt, à quand on aura un mec. Parce qu’après, c’est plus le bon moment, on a changé, nos envies aussi. Et parfois, il n’y a jamais de « bon moment », il faut simplement se lancer et aviser ensuite. Elle dit qu’elle est heureuse comme ça, deux gamins, un mec, bossant en freelance de chez elle à Montreuil. Que si c’était à refaire, elle referait tout pareil, même si elle dit que c’est pas facile tous les jours.

C’est marrant parce que hier soir, j’étais chez des amis pour manger des pizzas Domino’s en glandant devant la télé. On était un joyeux mélange de célibataires et en couple pré-trentenaires sans enfants et non mariés, et personne n’avait vraiment l’air pressé que ça change. Bon, forcément, quand on est célibataire on ne dirait généralement pas non au fait de rencontrer quelqu’un. Mais pas pour avoir la bague au doigt ni pour procréer. On discutait d’une pote d’école qui attend son premier enfant dans un contexte un peu flou d’entreprenariat et on se disait Est-ce qu’elle mesure vraiment les changements dans sa vie ? Elle va payer l’addition, tout va lui tomber dessus au même moment. Elle ne va pas arriver à gérer, ça va être horrible.

Oui mais quoi sinon ? C’est quoi la solution ? C’est faire des enfants ou des projets ou des voyages seulement quand on a la stabilité financière qui va bien, qu’on a acheté l’appart et surtout qu’on l’a remboursé, et que ça fait cinq ans au moins qu’on est dans la même boîte. C’est un peu triste, quand même. Ce sont encore des freins qu’on se met, qu’on nous met. Pourquoi on se pose autant de questions. Pourquoi tout est toujours aussi compliqué pour nous. Nous, au sens large, les gens de mon âge, ma génération, avec toutes les disparités de situations que cela implique bien sûr. Une amie concluait par J’ai déjà du mal à ne pas stresser pour la thune alors qu’on est que deux – comment je pourrai penser à faire un enfant ? C’est pas faux.

Je ne sais pas trop où je vais en vous racontant tout ça, comme d’habitude me direz-vous. Ca m’a juste fait bizarre de réaliser que je ne suis pas du tout prête à avoir un ou des enfant(s). Et pourtant je m’approche graduellement des trente ans, âge moyen du premier enfant en France. Ca ne m’empêche pas d’être absolument ravie pour ceux (encore rares) dans mon entourage qui s’y mettent. Je serai gaga de leur progéniture et je la couvrirai de Duplo à la moindre occasion. Mais dans ma vie, j’ai l’impression qu’il n’y a pas encore de place pour un enfant. Peut-être qu’il n’y en aura jamais. Parfois, j’ai des bouffées d’angoisse inexpliquées, en lisant un article sur les changements climatiques ou sur la montée du racisme en France. Je me rends bien compte que c’est idiot et qu’il faudrait n’envisager les enfants que sous l’ordre du pratique (des petits êtres dont il faut s’occuper) et du microcosme familial (des gens qui vont s’occuper de moi quand je serai vieux). Mais pour moi, l’enfant est le symbole de l’espoir, de la confiance en l’avenir. On ne peut pas dire que j’en déborde aujourd’hui.

C’est en partie pour ça que c’est un soulagement d’avoir pris une décision concernant la boutique. Ça me permet de retrouver le salariat et sa sécurité (certes toute relative). Ça me permet de rembourser mon emprunt tranquille et de glander le samedi (dans le cadre d’un emploi de bureau). Bref, ça m’enlève un poids. Je vais aussi avoir plus de temps pour les autres, pour les gens de ma vie, tous ces amis que je ne vois presque plus ou que je n’appelle pas parce que je cours partout, mais qui ne quittent pas mes pensées, qu’ils le croient ou non. Je crois que je suis bizarre à ce sujet. Dans ma tête, c’est comme un document Excel avec un tableau de suivi de la vie de mes amis. Le nom, la situation de vie résumée, et le statut : en recherche d’emploi / crise sentimentale / solitude passagère / possible déménagement bientôt. Ça reste en veille dans un coin de ma tête et du coup j’y pense à des moments pas du tout opportuns, genre je fais mes courses au Franprix et je pense à l’humeur du moment de mon marin brestois, au nouveau cadre de vie de mon amie suisse, au dernier film que mon ancienne co-stagiaire cinéphile a vu, ou à ce que mange ce soir ma pote turinoise. C’est idiot, ça ne peut pas se traduire en mots, je ne peux pas envoyer de textos qui dit « Ca va ? Tu manges quoi ? Ca va mieux avec ton chef ? » à 18h50 en disparaissant à nouveau juste après. C’est pourtant à ça que ça ressemble dans ma tête.

J’ai passé mon premier entretien pour un boulot mardi dernier, c’était chouette, c’était mon premier contact avec le monde de la grande entreprise depuis ma démission en janvier 2013. Il y avait une fontaine à eau et des gens en costume dans les couloirs. La RH a été fort sympathique et encourageante, bien qu’elle ait soulevé le fait que mon CV « parte un peu dans tous les sens ». Je n’ai pourtant que 28 ans et deux expériences professionnelles différentes à mon actif. Mais apparemment, elle n’a pas l’habitude des CV « où il y autant de choses ». Sans que ce soit nécessairement ce qu’elle recherche. Bref. Elle m’a dit qu’en gros elle voulait être sûre que maintenant je sois dans l’état d’esprit de « me poser, de vraiment construire ma carrière, de penser au coup d’après au lieu de fonctionner à l’instinct ». C’est vrai que c’est super instinctif de monter sa boîte pendant un an avant de démissionner d’un CDI. M’enfin. Au moins je sais comment orienter mon discours en entretien.

Sinon, pas grand-chose d’autre à signaler. J’écoute présentement la playlist Youtube Trace Urbaine 2015 choisie par mon apprentie comme fond sonore à la boutique. Soi disant j’écoute que des trucs de vieux. Tout ça parce qu’il y avait Nelly Furtado sur ma playlist à moi… Oui je sais, je devrais faire des playlists Deezer plutôt, suivez mon regard. J’en profite pour adresser mes félicitations à tous les futurs mariés de mon entourage, je me réjouis de venir danser la joie le jour J avec vous quand je le peux et sinon je pense bien à vous en ces temps brumeux d’organisation et de choix du traiteur. Et je vous dis à bientôt les amis. Et ne me spoilez pas sur Mad Max !

Partager cet article

Published by Nombre Premier - dans Ma life
commenter cet article
3 mai 2015 7 03 /05 /mai /2015 22:43

Il est dimanche soir et le dimanche soir, c’est MacDo. Ou traiteur chinois, c’est selon, mais ce soir il était fermé. J’ai déménagé cette semaine, alors je n’ai pas encore pris mes marques dans les rues avoisinantes. D’aucuns souligneront le fait que je n’ai déménagé que d’une rue vers l’ouest, mais tout de même. Pas le même Franprix, pas le même arrêt de bus, 5 minutes de marche de plus le matin, et mon monde est chamboulé. Je réalise à quel point on vit vite dans une bulle, dans des habitudes solidement ancrées, que ça fait du bien de bousculer de temps en temps, même si ce n’est pas de mon fait. J’ai fait le ménage dans mon ancien appart ce matin, et ça m’a permis de réaliser avec joie que le nouveau est bien mieux. Il y a une fenêtre dans la salle de bains pour aérer, des WC séparés et deux vraies pièces. Le luxe.

J’ai reçu mes meubles Ikea samedi matin. Je lui ai tous montés, à l’exception du canapé Lüngvik (de mémoire) et de l’étagère pour le coin cuisine. Je suis super fière de ma table qui se déplie, sur laquelle j’écris en ce moment même. J’étais persuadée que j’allais merder quelque part et qu’en fait j’allais m’apercevoir à la fin qu’elle ne se dépliait pas ou alors pas comme il faut, mais en fait je suis un génie d’Ikea et tout fonctionne parfaitement. On va oublier l’étagère Billy qui est toute tordue près de mon lit.

Toujours des eaux troubles, dans la bonne vieille lignée chelou de 2015. Fermeture imminente de la boutique – enfin, fin juillet. Ca se rapproche. La gestion du quotidien continue, avec en plus la liquidation dont il faut s’occuper, mais aussi la recherche de boulot pour la rentrée qui commence. Je suis sur Cadremploi là, dans mes autres onglets. J’ai paramétré la recherche la plus large possible, histoire de voir. Je navigue à vue. J’aime bien jeter un œil aux offres dans les moments comme celui-ci, où je suis physiquement fatiguée et sur le point d’aller dormir. Ca enlève les faux filtres de l’optimisme, tu sais les petites voix qui te disent Un poste de chef de rayon en hyper au fin fond du 94 où tu bosses six jours par semaine ? Mais on sait jamais, ça peut être top ! Ca peut être top, chacun voit midi à sa porte. Mais en fait, moi, ça me dit pas trop. Je sais pas ce qui me dit, en fait, c’est un peu mon problème. Je me sens ramenée à l’après école de commerce, quand je commençais à chercher du boulot et que c’était le champ des possibles. Les offres défilent et comme aucune ne demande une expérience en entreprenariat, c’est comme si mon profil correspondait à toutes. Mais je ne pense pas que ça marche comme ça. Alors je postule à tout et n’importe quoi, en attendant de voir déjà qui me rappelle. Il sera toujours temps de réfléchir aux vrais critères plus tard. Et puis, il faudra bien travailler, alors pas trop le temps de tergiverser. Je lis entre les lignes de ces offres prometteuses, j’entrevois à nouveau les open spaces et les tableaux Excel. Je sais que la plupart de mes amis ne les ont jamais quitté et ne s’en portent pas plus mal. C’est un sentiment étrange. A l’époque où il y avait encore le pompier queutard star de ce blog à son insu dans ma rue, il me tenait des discours du style Une fois que tu as été ton propre patron, impossible de revenir en arrière. Je lui riais au nez, en lui répétant que je n’ai aucun problème avec la hiérarchie ou le salariat. Et c’est toujours vrai. Mais il y a quelque chose qui va me manquer.

Comme tous les êtres humains, je suis pleine de contradictions. Je vais regretter ce qui me pèse aujourd’hui, je vais vouloir garder ce qui est dur à gérer au quotidien. La liberté totale, dans le sens où j’ai plus de contraintes que dans un travail de bureau, mais c’est moi-même qui me les impose. L’autonomie totale. Le sens des responsabilités à 100% - personne pour partager le blâme, ni à qui exposer tes doutes. Les décisions sans en passer par douze personnes en copie du mail. Les journées qui passent sans trop se ressembler grâce à mes différents interlocuteurs – qui sont aussi malheureusement des clients. Je dis malheureusement parce qu’il y a les clients sympa et les clients moins sympa, mais ça fait partie du métier. Le conseil aux gens, c’est chouette, gérer les relous, ça l’est moins. Bref. Je fais un petit bilan en me disant que ça peut m’orienter pour la suite. Mais en fait j’en sais rien.

Une partie de moi a envie de se dénicher un boulot pépère où je ne ferai pas grand-chose de mes journées, à produire gentiment de l’Excel et à réfléchir à mon programme du week-end. Une autre partie de moi sait qu’elle va se faire chier à mourir, comme pendant mon premier boulot. Et cette même partie a même peur de retrouver cet état d’esprit, parce que ça allait au-delà de l’ennui. Je crois que c’était presque un petit breakdown, quand j’y réfléchis. Rien que le fait de revoir la moquette bleu marine dans ma tête et de refaire mentalement le chemin entre le métro et le boulot, j’ai la nausée. Il faut que je me mette dans le crâne que chaque travail de bureau est différent. Que ce que j’ai vécu une fois, je ne le revivrai pas forcément. Déjà parce que moi-même, je suis différente.

Je suis résignée. Ca peut paraître inquiétant ou triste, parfois c’est aussi l’impression que ça me donne. Cela dit, je crois bizarrement que ça augure le meilleur pour la suite. Nombre Premier businesswoman, c’est fini. Ca a été, ça a échoué, en tous cas ça s’est arrêté. Une nouvelle page va se tourner. Je n’attends pas grand-chose de mon prochain boulot, en termes d’intérêt ou de passion. Mais cette fois, je sais à quoi m’en tenir. Je sais que l’herbe n’est pas toujours plus verte ailleurs. Je sais que je n’aurais pas à me soucier de payer le loyer de la boutique tous les mois, de passer mes samedis à bosser ou à calculer précisément mes quinze jours de vacances annuels. Cette fois, on se la refait, mais sans regret, sans rêver d’être ailleurs, sans penser à une autre vie. Je vais retrouver la vie de bureau avec une certaine forme de soulagement – ce qui n’empêche pas l’immense regret ni la tristesse, bien sûr.

Et si je ne concentre plus mon énergie sur le développement de mon affaire, il va falloir que mon énergie se canalise ailleurs. Et c’est là que ça devient intéressant. Parce que j’ai encore des milliers de projets plein la tête, notamment d’écriture, artistiques, perso. Bref. Ca se trouve, les premiers mois, mon principal projet sera de glander sur mon nouveau canapé Ikea en matant Cauchemar en cuisine sur ma nouvelle TV reliée à la fibre. Ou alors prendre un bain dans ma super baignoire (eh ouais, pour la première fois de ma vie, j’ai une baignoire). Ou alors utiliser enfin à fond ma carte de cinéma UGC. On verra bien. Ne rien faire, ça fait du bien aussi parfois. Je me reconstruis une confiance en l’avenir petit à petit, et c’est rassurant. Bonne semaine à tous – en espérant que vous faîtes le pont ! Talk to you soon.

 

Partager cet article

Published by Nombre Premier - dans Ma life
commenter cet article
6 avril 2015 1 06 /04 /avril /2015 17:00

Bon voilà, je n’écris plus trop, je ne prends pas le temps, je réfléchis trop. Quand je ne travaille pas je ne fais rien. Je cherche les moments en suspension, les minutes hors du temps allongée sur le canapé ou sur le lit, le jour qui décline dehors, l’écran qui scintille, mon esprit qui se balade. Grasse matinée qui n’en finit pas de traîner. Sieste impromptue peuplée de rêves qui ne veulent rien dire. Je rêve de culottes, de Matthias Schoenaerts, d’appart. Je regarde du porno en journée quand la volupté émerge de mes rêveries paresseuses. Je jouis en même temps qu’une inconnue visionnée sur Pornhub, c’est drôle, je ne sais rien d’elle mais on partage un orgasme en décalé. Je vis en pyjama, j’alterne entre la console et la télé, entre l’ordi et les bouquins. Je flâne dans ma propre vie comme un touriste curieux. J’aimerais arrêter le temps. J’aimerais prendre le temps.

Le temps s’en fout et me dépasse à toute berzingue, j’ai pas le temps de le regarder filer. Je cherche un appart en ce moment, je dois quitter le mien. Bientôt je quitte un boulot, enfin je vais fermer boutique, et je vais en chercher un autre, de travail. Je change un peu de vie en 2015, à nouveau, comme en 2013 mais à l’envers, ça fait bizarre, c’est mal foutu. Il faut défaire ce qui a été fait, mettre des points finaux là où il n’y avait que des points de suspension. Je n’arrive pas à me projeter, j’ai même du mal à en parler, ça permet de rester encore un peu dans l’irréalité. Les choses se font mais pas vraiment, il y a beaucoup d’attente, de détours, de lenteur et de traînage de pieds. Je ne sais pas trop où je vais. Je n’aime pas cette sensation.

Qu’est ce que je fais au mois d’août, où je vais, qui je vois, où je vais habiter, où je vais travailler en Septembre, autant de questions en suspens. Je me rassure en me disant que c’est loin mais en fait ça arrive vite. Il faut faire les cartons, faire du tri. Il faut vider les tiroirs, jeter le bazar. Il faut remettre à jour son CV, réussir à se poser les bonnes questions, savoir ce qu’on veut faire dans la vie. Back to business, le monde corporate tout ça tout ça. Je regarde mes vestes et mes chemisiers dans l’armoire et je me dis : C’était quand déjà, que je mettais ça pour aller travailler ? Est-ce que ça a vraiment existé ? J’ai l’impression que c’était dans une autre vie. Je vais retrouver cette peau, l’habiter à nouveau. Retrouver les open space, les pauses déjeuner, les collègues et les week-ends de deux jours. J’ai du mal à y croire.

Alors je n’y pense pas, je fais comme si ça n’existait pas. Le soleil commence à montrer son nez et je me concentre sur l’été qui arrive. Je contemple les soutien-gorges et les culottes qui s’amoncellent dans la boutique en me demandant ce que je vais bien pouvoir en faire. Je regarde par la fenêtre, je me replie sur moi. J’écris à nouveau, je sais pas, le deuxième souffle, l’anticipation de celle qui s’échappe en avance de sa prochaine vie, qui aurait voulu être une artiste. Comme à chaque tournant, c’est l’occasion de se reposer des questions, et si j’avais, pourquoi j’ai pas, est ce que je pourrais. Plus la même énergie, plus la même envie de creuser. J’ai un peu renoncé je crois. Je veux payer mon loyer, ne plus penser aux fins de mois. Je veux être sereine, je veux rendre les armes. Déjeuner en paix.

Je serre les dents, je continue, ne rien lâcher, faire plusieurs choses en même temps. Il y a du stress mais aussi plein de bons moments. La vie continue, le printemps à Paris, les amis, les amours. En gros tout va bien. Je m’étonne un peu. J’attends de voir ce que les mois à venir me réservent. Je suis sur le qui-vive, en stand-by. Il y a une grosse flaque d’inconnu devant moi et je la surveille avec suspicion. Advienne que pourra.

Je n’oublie pas le blog – j’y passe quand j’en ai l’envie. Et quand j’ai quelque chose à dire.

Partager cet article

Published by Nombre Premier - dans Ma life
commenter cet article
15 février 2015 7 15 /02 /février /2015 10:49

Il est dix heures et demie du matin en ce glorieux dimanche post-Saint Valentin et j’ai dû allumer toutes les lampes dans mon appart pour avoir un peu de lumière. Dès que je croise une affiche pour 50 nuances de Grey dehors, j’ai envie de vomir. Même au bout de six lessives consécutives, j’ai l’impression que ma pile de linge sale ne diminue pas. Au petit-déjeuner (il y a quinze minutes), j’ai terminé ma tablette de Côte d’Or chocolat noir/noisettes et le paquet de Pims, résultat il n’y a plus rien à manger dans l’appartement. Ca veut donc dire que je vais devoir sortir, dehors, là où il fait froid, là où il y a d’autres gens, là où il se passe des choses. Affronter le monde extérieur le temps d’aller acheter des pâtes au Franprix. Ca me paraît un effort incommensurable.

Parfois, j’ai des phases où j’ai l’impression que ma peau rougit comme celle du homard, devient tendre et crue et cesse de me protéger. Tout m’agresse, je n’ai plus la force de résister, tout me touche et me fait du mal, j’absorbe tout ce qui est négatif autour de moi comme une sorte de super Etoile noire (pas trop sûre de ma métaphore pour le coup, mais poursuivons). Heureusement, au bout de 28 ans d’existence, je me connais bien et je sais repérer mes phases de transformation en crustacé bientôt bouilli. C’est là que j’enclenche mes coping mechanisms, comme disent nos amis anglais : mes mécanismes pour faire face à cette situation. Je vous en fais part ici même, juste au cas où :

La musique

Non, je ne suis pas devenue Nicoletta. Mais la musique, c’est magique et ça fonctionne à tous les coups. Le postulat de base est simple : il est tout simplement impossible d’être sérieusement triste en écoutant de la musique de merde. Essayez de pleurer sur du Patrick Sebastien ou du Vengaboys, c’est impossible. Donc, dès que je sens venir la déprime aigue, paf, je mets mes écouteurs et je lance le générique de Ghostbusters à fond dans mes oreilles. I ain’t afraid of no ghost. Mon cerveau, désarçonné, oublie que ça ne va pas et se met malgré tout à faire bouger ma tête en rythme. J’enchaîne avec le Jerk et c’est bon, la crise est cette fois oubliée.

La bouffe

Bon, pas de recette miracle ici, j’imagine que je ne vous apprends rien. Ca marche moins à tous les coups, la bouffe, parce qu’on peut facilement se sentir mal après, notamment si on a trop mangé (un menu Golden XXL de chez MacDo par exemple, à tout hasard). Mais s’il y a des trucs qui te font vraiment plaisir, comme un petit baklava tout collant de miel ou une bonne plâtrée de pâtes lardons/sauce tomate, eh bien feu vert pour passer en cuisine/au magasin. Ce n’est peut-être pas bon pour ton corps (et encore), mais c’est bien pour ton moral, alors pas de quartier !

Les séries

La joie de démarrer une toute nouvelle série qui est trop super, et de savoir qu’il reste encore une bonne vingtaine d’épisodes à regarder. Il y a un aspect très réconfortant dans les séries télé : la récurrence des personnages. Ils sont là, ils t’attendent, tu t’attaches à eux d’épisodes en épisodes, ils deviennent comme une deuxième famille ou un nouveau groupe de potes. Ca m’apporte toujours beaucoup de réconfort quand je passe par exemple une journée de merde au boulot, de me dire que le soir je vais pouvoir regarder un épisode de ma série préférée du moment. Bon, là, pas de chance, j’ai pas grand-chose à regarder. Idées bienvenues – je suis preneuse !

La nidation

Toi, ton lit, ton frigo, ta couette. Pas un bruit autour de toi, à part celui de l’ordinateur ou de la télé. Un bon bouquin à tes côtés. Des gens au bout du téléphone, mais pas plus près, pour te laisser respirer. Un thé tout chaud au caramel. Aucune contrainte, aucune obligation aujourd’hui. Une bonne grasse mat qui traîne en longueur, une sieste profonde qui dure plusieurs heures. Une couette moelleuse, une lumière douce. Une longue douche chaude, ou un bain qui s’éternise. Nina Simone ou Patsy Cline dans tes oreilles pendant que tu regardes la nuit qui tombe dehors depuis ton lit, allongé en étoile, le corps détendu, l’esprit aéré. Le dimanche.

Partager cet article

Published by Nombre Premier - dans Ma life
commenter cet article